Doit-on encore  présenter Leone Dibello lui qui a sublimé tant de visages grâce à son savoir-faire sans pareil ? Il nous livre ici, dans une interview exclusive son histoire, son parcours,  et pose son regard d’artiste sur l’univers du maquillage permanent.

Leone Dibello dermographe

Depuis quand pratiques-tu la dermopigmentation ?

Tout a commencé en 1994 en Italie à Bologne où je vois les premières dermopigmentations de valeur. Je décide donc de suivre ma première formation au sein de l’Ecole Sfumature de Bologna qui est la plus ancienne école de formation en maquillage en Italie.

Peux-tu nous raconter un peu ton parcours, ta vie professionnelle ?

Étant déjà maître maquilleur (école de 2 ans à Milan) j’avais des doutes et des à priori à propos du maquillage permanent, car tout ce que j’avais vu était trop marqué et trop sombre. C’est à Bologne, en voyant le travail de Sfumature que j’ai réalisé que le Maquillage Permanent pouvait être très naturel.

J’ai toujours aimé le maquillage naturel qui est beaucoup plus difficile à réaliser qu’un maquillage sophistiqué de nuit. J’ai travaillé pour la télé italienne et pour les défilés de mode avec plusieurs stylistes, mais mon expérience la plus enrichissante a été de travailler avec Versace Make Up pendant 3 ans. J’ai également fréquenté le lycée de langues étrangères, ce qui m’a donné la possibilité de beaucoup voyager et de pouvoir maîtriser 4 langues : le français, l’anglais, l’espagnol et l’allemand. Et j’apprends actuellement le portugais (dont j’aime beaucoup le son !).

Déjà très jeune , après le bac j’ai commencé à voyager à l’étranger. Très curieux de connaître le monde je suis parti de ma famille pour commencer à travailler comme animateur dans les villages de vacances. Après deux ans et demi j’ai travaillé sur les bateaux de croisière allemands et j’ai eu la grande chance de faire le tour du monde en bateau ! 3 mois et demi, quelle expérience ! Elle restera toujours imprimée dans ma mémoire et mon cœur…

En 1991 je retourne en Italie pour fréquenter l’Académie Internationale de Maquillage à Milan . En 1994 je quitte Milan pour Bologne et c’est là que tout a commencé. Toujours curieux de découvrir de nouvelles choses, je décide après une dizaine d’année (période durant laquelle j’enseigne le maquillage traditionnel et le maquillage permanent au sein de l’Ecole Sfumature) de repartir et de voir comment les collègues d’autres pays travaillent avec le Maquillage Permanent. C’est ainsi que je suis parti au Maroc, en Tunisie, en Europe du Nord et enfin aux Etats-Unis (Texas) où j’ai eu la possibilité de rencontrer de véritables professionnels du Maquillage Permanent.

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans la dermopigmentation ?

J’ai décide de me lancer car l’idée « d’imprimer » sur les visages le maquillage que je réalisais me séduisais. Je pensais « pourquoi ne pas se réveiller le matin et être déjà discrètement maquillée ? ».

Selon toi, quelles sont les qualités indispensables pour pratiquer ?

Pour pratiquer les qualités indispensables sont :

  • la patience avec soi-même et avec les autres.
  • La persévérance
  • La curiosité : être toujours curieux de ce qu’il se passe au tour de nous

Mais je voudrais bien souligner qu’il ne suffit pas d’avoir envie. Il faut être conscient que ce qu’on fait est un tatouage et donc il faut bien étudier l’anatomie faciale, la peau, les pigments ;  il faut y passer du temps. Si l’on travaille bien, nos clients seront toujours contents, reviendront et nous feront une bonne publicité.
Il faut sans cesse se perfectionner et se former car le Maquillage Permanent est en continuelle évolution et il y a plus de techniques que par le passé.

Quelles sont tes techniques favorites ?

Inutile de dire que mes techniques préférées sont les plus légères, lorsque l’on ne supoçonne pas le maquillage. Cela me permet de changer de forme et de couleur. Le visage n’est jamais le même d’un mois à l’autre et c’est par cela que j’ai horreur de tout ce qui est trop foncé, trop marqué.

On ne devrait jamais  enlever à une femme  le plaisir de se maquiller. Disons qu’avec un Maquillage Permanent discret on peut sortir de la maison sans ajouter de maquillage., et le foncer à l’envie pour des soirées par exemple.

Quelle sera selon toi la tendance 2017 ?

Je ne crois pas aux tendances dans le Maquillage Permanent car c’est quelque chose qui est fait en fonction de chaque visage et donc très personnalisé . Biensûr aujourd’hui il y’a des tendances, mais ce que je constate, c’est que beaucoup de professionnels font la même chose et l’appellent de manière différente. Je souris quand j’entends un collègue dire : « J’ai inventé telle technique…. ». Personne n’invente rien. Tout a déjà été fait dans le passé ou dans d’autres pays . Je dirais plus tôt que l’on apprend et que l’on personnalise des techniques déjà existantes.

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