La dermopigmentation, également appelée « dermographie » ou «micropigmentation» lorsqu’elle s’adresse à une zone pileuse, est l’introduction dans le derme moyen d’un implant pigmentaire. Utilisant les procédés ancestraux des techniques de tatouage, cette spécialité est utilisée depuis 20 ans dans les cabinets de dermatologie esthétique et de chirurgie réparatrice et reconstructrice.

Sa première utilisation fut décrite en 1975, et depuis les années 1990 sa pratique quotidienne en chirurgie réparatrice du cancer du sein l’a propulsée au rang des techniques incontournables. C’est alors que les recherches ont été poursuivies pour l’élaboration de pigments à usage médical, de matériel stérilisable et utilisable en blocs opératoires. Depuis, outre les indications de la chirurgie du sein qui ont tenu le devant de la scène pendant 20 ans avec des milliers de plaques aréolomamelonnaires (PAM) reconstruites après cancer du sein, l’extension de la technique aux cicatrices en général et aux brûlures s’est développée.

On assiste alors au perfectionnement des implants pigmentaires, des aiguilles; les moteurs se font plus ergonomiques, plus précis permettant de réaliser des maquillages de cicatrices et la réfection de zones endommagées par les accidents ou les maladies.

Depuis quelques années les indications se sont étendues à la chirurgie capillaire et aux zones pileuses : micropigmentation, trichopigmentation, scalp-micropigmentation sont les produits des dernières avancées techniques en matière de dermopigmentation.

C’est grâce aux recherches effectuées dans ce domaine pour permettre l’obtention du marquage CEIIb médical que le matériel a fait son entrée dans les blocs opératoires et que les pigments sont devenus des implants pigmentaires.

photo jambes avant pigmentation
photo jambes avant pigmentation

Hypomélanose en goutte avant & après pigmentation

Télécharger la suite