Airless-dermal test-600Pour bien comprendre l’utilité du Dermal Test, il est important de rappeler quelques notions de base, telles que la composition des pigments utilisés pour le maquillage permanent.

Les dispersions colorantes, appelées communément pigments, sont composées  de différents produits :

  • Le pigment proprement dit, qui se présente sous forme de poudre, et qui peut être de formule chimique organique d’origine synthétique ou naturelle (végétale, animale, fossile) ou de formule chimique minérale (oxydes métalliques). La classe des pigments organiques est constituée de synthétiques à >95%, alors que la classe minérale comporte environ 50% de produits naturels et 50% de produits synthétiques. Avec l’avènement du bio, demain, la grande majorité des pigments minéraux sera d’origine naturelle.
  • Le dispersant est le plus souvent de type aqueux : eau ou ingrédients hydrosolubles (glycérine, propylène glycol, alcool éthylique ou isopropylique).
  • Les additifs apportent des propriétés supplémentaires au produit fini. Les agents conservateurs qui ne devraient être utilisés que pour assurer la conservation du produit après ouverture et en aucun cas pour pallier à l’insuffisance de pureté microbiologique lors du processus de production et au manque d’hygiène lors de la pratique du tatouage et du maquillage permanent. Ils ne devraient être utilisés qu’après évaluation de leur innocuité et qu’à la concentration minimale efficace. D’autres additifs sont sujets à discussion (polymères, dérivés éthoxylés…), d’autres, au contraire, sont souhaitables : modificateurs de pH, produits cicatrisants ou anti-radicalaires.

Les pigmens BIOTIC Phocea ne contiennent pas d’eau. Ainsi, la dispersion pigmentaire ne constitue pas un terrain favorable au développement de germes. C’est pour cela que les pigments BIOTIC Phocea ne contiennent pas de conservateurs non plus.

Plus d’informations sur la compositions des pigments 

Ces différents composants, peuvent, dans certains cas assez rares, provoquer des réactions allergiques chez des clients au terrain allergique. D’où l’importance de réaliser un test avant de procéder à la pigmentation.

On peut faire un test avec la couleur que l’on va utiliser ou avec le Dermal Test qui contient toutes les couleurs. En effet la réaction allergique n’est (presque) pas dose-dépendante.

En théorie, il faut faire 2 tests séparés d’un mois d’intervalle. Le premier peut sensibiliser, sans réaction, et la réaction se produira alors lors du 2ème test. En fait, ceci est vrai pour des produits inconnus. Dans notre cas, on utilise des pigments identiques aux pigments alimentaires et de maquillage ; on estime donc que tout le monde est sensibilisé, et l’on peut donc éviter de faire le 1er test.

On pratique le test par pigmentation (dans une zone cachée, derrière l’oreille par exemple). On pourrait faire un test par contact cutané, type patch test, mais le résultat est moins fiable. On  lit le résultat à 3 jours (y a-t-il une réaction allergique immédiate classique de type urticaire ?)  et à un mois (réaction allergique retardée, aspect induré de granulome ?).

Le 2ème test n’est pratiqué que si l’on a un doute sur la lecture du 1er : en effet, s’il y a une réaction douteuse de type urticaire au 3ème jour, cela pourrait être du à une faible réaction du produit, mais, aussi à une autre cause  (une piqûre de moustique par exemple) ».

En Bref

  • On ne fait pas de test chez :
    • les sujets non allergiques ou qui ont des allergies banales : rhume de foins, éternuements, nez qui démange et qui coule, yeux qui piquent ou allergies alimentaires banales. Il n'y aura pas de problèmes. Attention, souvent les gens parlent d'allergie alimentaire, alors qu'il s'agit d'une intolérance (coquillages, crustacés, gluten, etc.)
    • ceux qui ont fait une allergie grave objectivée (œdème de Quincke, choc anaphylactique) et qui ont une seringue d'adrénaline sur eux : on refuse la pigmentation
    • ceux qui ont une allergie connue à l'un de nos ingrédients (TiO2 par exemple) : pas de pigmentation ou choix de la couleur.
  • On fait un test chez les gens qui :
    • ont des allergies banales, mais multiples (alimentaires, cutanées à de nombreux allergènes),
    • se disent très allergiques, sans précisions, ou parlent d'accident allergique sans trop de précisions,
    • disent avoir fait une allergie lors d'un précédent tatouage.
    • eventuellement une personne ne s'étant jamais maquillée, mangeant bio...une personne qui pourrait n'avoir jamais été sensibilisée
  • Dans les autres cas, asthmatiques par exemple, on demande un bilan allergologique et on fournit le test ou le futur pigment à l'allergologue.