Sarra était ingénieur. À la naissance de sa fille, elle décide de changer de vie et de se lancer dans l’esthétique en se spécialisant dans le maquillage permanent. Voici son parcours.

Rédaction : Laure Jeandemange – les nouvelles esthétiques – Septembre 2019 n°728

CHANGEMENT DE VIE

J’ai une formation d’ingénieur hygiène sécurité environnement, j’étais responsable commerciale d’un laboratoire de cosmétique français bio. En 2005, ma soeur est décédée accidentellement avec son fiancé, deux ans après, mon père a eu un cancer et c’est lorsque j’ai eu ma fille en 2014 que j’ai fait mon deuil, j’ai tout remis en question dans ma vie. J’ai réalisé que je ne pouvais pas continuer à juste vendre pour vendre, il fallait que l’humain soit au centre de mon activité. La mère de ma meilleure amie a eu un cancer du sein. Pour lui venir en aide et l’aider à retrouver sa féminité, j’ai fait des recherches et c’est ainsi que j’ai découvert la dermopigmentation réparatrice. Ma fille avait un an, j’étais toujours employée dans le laboratoire et j’ai décidé de me lancer dans le maquillage permanent.

Elyssart distributrice BIOTIC Phocea

JE ME LANCE !

En effectuant des recherches dans ce sens, j’ai découvert les Laboratoires BIOTIC Phocea et le Dr Tiziano qui a inventé la technique de la dermopigmentation. Toutes mes recherches ont duré deux ans. J’en ai parlé à mon P-D.G. qui m’a encouragée à me lancer dans cette aventure en me disant : «Tu es intelligente de vouloir partir». J’ai débuté ma formation en novembre 2017 chez BIOTIC Phocea et j’ai décidé de créer un concept. De développement durable et santé «Elyssart». Dans ce centre, il y a aujourd’hui une ostéo, une diététicienne, une psychologue et moi.

Je ne travaille pas comme les autres techniciennes en maquillage permanent, je répare, je rajoute un poil par ci, par là, c’est du très très naturel. Je ne fais rien de sophistiqué. Dans ma démarche, je respecte la peau, je préconise une retouche une fois par an et non tous les trois mois.

MA FORMATION ESTHÉTIQUE… APRÈS !

L’année dernière, j’ai passé un CAP Esthétique en candidate libre. J’éprouvais le besoin d’avoir plus de connaissances, un diplôme pour proposer des prestations de qualité et apporter des conseils à mes clientes en chimio sur la peau. Une femme en chimio ne vient pas que pour son maquillage permanent, elle a de nombreux problèmes, elle se confie, je dois lui faire un diagnostic de qualité par rapport à sa peau. J’estime qu’en tant que professionnelle, je suis dans l’obligation de lui fournir un diagnostic de qualité. La formation esthétique n’est pas obligatoire et il y a d’excellentes techniciennes mais, pour comprendre pourquoi il y a un rejet, pourquoi la couleur vire, pourquoi la couleur prend moins bien, les connaissances de la peau et de l’environnement extérieur sont essentielles. Une peau noire ne va pas avoir le même pigment qu’une peau blanche, une personne avec des taches de rousseur va plus réchauffer la couleur que la refroidir… Il n’y a pas que le pigment et la technique qui importent, il y a plein de paramètres extérieurs qui entrent dans la technique du maquillage permanent comme l’exposition au soleil. Par exemple, une personne sportive qui transpire beaucoup ne va pas garder le pigment aussi bien qu’une personne non sportive.

Ma connaissance de la peau me permet de déterminer si c’est le microblading ou la dermopigmentation le plus adapté à cette cliente. Grâce au CAP, j’ai appris et j’ai tout compris sur le poil, les glandes, le sébum, la sueur…

MES DÉBUTS 

Juste après ma formation chez BIOTIC Phocea, j’ai intégré un espace avec un kiné et un ostéo et j’ai commencé à pratiquer. Deux clientes de la mairie sont venues, j’ai rattrapé leur maquillage permanent raté, elles sont tombées amoureuses de mon travail et m’ont incitée à contacter le maire pour obtenir un local. 48h plus tard, je pouvais m’installer, c’était en septembre 2018.

Je propose le maquillage permanent, le rehaussement et les extensions de cils avec Misencil. C’est un ophtalmo canadien qui a inventé toute la gamme et la société travaille en étroite collaboration avec une fondation qui lutte contre les maladies des yeux.

Dans mon centre, il y a une diététicienne, un psychologue et une ostéopathe-ergothérapeute, une esthéticienne va bientôt nous rejoindre pour les soins visage avec la marque Filorga.

Centre Elyssart Centre Elyssart-Esthéticienne-BIOTIC Phocea

MES PREMIÈRES CLIENTES

J’ai commencé par Groupon sur les conseils de leur commerciale, j’ai pu me faire connaître tout en m’entraînant énormément et j’étais ainsi fine prête pour accueillir mes «vraies» clientes. J’ai eu un article dans le journal de la ville et, maintenant, le bouche à oreille fait le reste. Je facture une reconstruction de sourcils entre 290 euros (manuel) et 350 euros (en dermo), retouches comprises.

Aujourd’hui, mon objectif est de devenir un centre de formation en maquillage permanent.

Avant Après Elyssart Centre Elyssart-Esthéticienne-BIOTIC Phocea

 POURQUOI BIOTIC PHOCEA ?

J’ai décidé d’utiliser toutes mes connaissances en tant qu’ingénieur pour choisir mes fournisseurs et c’est ainsi que je travaille avec des produits de qualité, bio, vegan, comme BIOTIC Phocea. C’est un médecin qui a mis au point toute la technique et a créé les pigments. C’est un gage de qualité. Aujourd’hui, BIOTIC Phocea est le seul distributeur au monde à proposer des pigments médicaux qui entrent en milieu hospitalier. Et en plus, c’est une marque française !

Aujourd’hui, je suis la représentatrice exclusive sur la Tunisie et l’Algérie de BIOTIC Phocea. À la moindre question, j’appelle BIOTIC Phocea, ils sont toujours disponibles, c’est une entreprise familiale, ils sont toujours de bon conseil.

Depuis toutes ces années, la qualité est toujours restée la même.

C’est vrai que lorsque j’ai découvert BIOTIC Phocea, j’ai contacté d’autres fournisseurs pour comparer. Les autres marques me demandaient de communiquer sur la marque, de créer une page Facebook de la marque, c’était la marque qui comptait, avant tout, avant moi… BIOTIC Phocea me fournit le produit et je suis entièrement libre.

MICROBLADING VS DERMOPIGMENTATION

Par rapport au type de peau de ma cliente, c’est moi qui décide s’il est plus judicieux de faire du microblading ou de la dermopigmentation. Sur une peau grasse, je ne vais pas faire un microblading manuel car les peaux grasses ont tendance à faire virer la couleur. En microblading, le pigment est superficiel. Avec le sébum, le soleil et la pollution, il tient beaucoup moins bien. Je propose du microblading car c’est une technique en vogue, tout le monde demande du microblading, le problème est que tout le monde en fait ! Et aujourd’hui, on se retrouve avec des personnes qui ont suivi des formations bon marché, ne sont pas déclarées, sont sur les réseaux sociaux et bradent les prix. Il suffit d’avoir de nombreux followers pour que les clientes viennent.

Après, c’est aux vraies professionnelles de rattraper les ratés.

L’ÉVOLUTION DU MAQUILLAGE PERMANENT

Selon moi, le maquillage permanent va devenir une nécessité pour tout le monde. Vu notre rythme de vie, les femmes n’ont plus le temps de se maquiller, elles doivent être impeccables tout le temps…

Le temps, c’est de l’argent. Les clientes me disent : « Vous avez changé ma vie, je gagne énormément de temps, je suis belle au naturel…». Et aujourd’hui, le maquillage permanent a considérablement évolué avec un rendu très fin, hyper naturel.

Avant Après Elyssart Esthéticienne-BIOTIC Phocea

MON MESSAGE AUX ESTHÉTICIENNES 

Votre priorité doit être la qualité, la qualité avant tout !

La qualité, la sécurité et l’hygiène. Travaillez avec des produits de qualité, suivez une formation de qualité, respectez les protocoles et vous n’aurez plus de problèmes de rendu. Mes clientes sont fidèles parce que je prends mon temps pour établir le diagnostic et leur faire la meilleure prestation possible. Travaillez avec des produits de qualité pour faire des prestations de qualité. C’est difficile de ne pas se laisser tenter par des produits chinois qui ne coûtent rien mais la confiance paye et les clientes, même si la prestation à un coût élevé, reviennent.