Technique de coloration

La première partie de la coloscopie consiste à avancer l’endoscope jusqu’à la partie terminale du colon (caecum). Un cathéter spray est inséré dans le canal opérateur de l’endoscope et le produit est pulvérisé lors du retrait de l’endoscope. Ensuite, l’endoscope est à nouveau poussé jusqu’au caecum. L’étude attentive de la paroi intestinale est réalisée lors du retrait progressif de l’endoscope.

Indications

  • Colon

La coloscopie est à ce jour l’examen le plus fiable (plus lourd, mais plus précis que l’Hemoccult®) pour dépister et traiter les lésions précancéreuses du colon, que ce soit des polypes précancéreux ou un syndrome de Lynch (cancer colo-rectal héréditaire, sans polypes). L’indigo carmin aide à déterminer la nature d’un polype et pour rechercher une zone de dégénérescence au sein d’un polype adénomateux.

« L’indigocarmin est particulièrement utile, quand une lésion a été observée, pour aider à définir son extension latérale si celle-ci n’est pas nette en endoscopie standard. L’indigocarmin est aussi utile pour rechercher sur les bords d’une mucosectomie du tissu adénomateux résiduel . Lors d’une résection muqueuse d’une lésion plane de plus de deux centimètres, la coloration par indigocarmin est recommandée pour apprécier les contours de la lésion avant la résection et pour rechercher des résidus lésionnels après la résection. La coloration est aussi recommandée en cas de doute » (http://www.fmcgastro.org).

  • Œsophage

L’indigo-carmin 0,2 %, en accentuant le relief, permet de détecter les zones surélevées ou irrégulières susceptibles de correspondre à des foyers de dégénérescence.


Il existe deux types de colorants chimiques: les colorants de surface qui ne pénètrent pas dans les cellules mais qui accentuent le relief (indigo carmin) et les colorants vitaux qui pénètrent dans certaines cellules et donc les révèlent. Parmi les colorants vitaux, on souligne que certains se contentent d’être absorbés ou de diffuser (Lugol, bleu de méthylène, bleu de toluidine, violet de gentiane) et que d’autres déclenchent des réactions chimiques produisant une couleur caractéristique (rouge phénol, rouge congo). Les colorations virtuelles sont obtenues de 2 façons : soit en éclairant le tissu avec une certaine longueur d’onde, ce qui va révéler au sein de ce tissu des composants plus réactifs à cette longeur d’onde (autofluorescence) ou absorbant plus cette longueur d’onde (Narrow Band Imaging), soit en travaillant le signal obtenu en lumière blanche classique (système FICE). (http://www.fmcgastro.org).